Retrouvez toute l'histoire de Goussainville à travers les siècles, de la préhistoire à l'époque moderne.
Préhistoire
Epoque gallo-romaine
Epoque mérovingienne (448-751)
Epoque carolingienne (751-987)
XIIème siècle
XIIIème siècle
XIVème et XVème siècles
du XVIème siècle à la Révolution
XIXème et XXème siècles
PREHISTOIRE
Dans les carrières de Goussainville et des environs (Fosses, Le
Plessis-Gassot...) foisonne toute une faune de coquillages
fossilisés, notamment des huîtres, dont les origines remontent à
plusieurs millions d’années.
D’autre part, trouvés en surface de terres cultivées, de
nombreux silex taillés, outils et armes rudimentaires tels que
grattoirs, haches et pointes de flèches, outillages agricoles du
paléolithique au néolithique témoignent de la présence
d’hommes préhistoriques dans notre région depuis 100 000
ans.
EPOQUE GALLO-ROMAINE
Des fouilles dans les plaines environnantes ont mis au jour des
thermes, des cimetières, des fosses-dépotoirs de villas
gallo-romaines du Ier au Vème siècle. Des monnaies romaines ont
notamment été découvertes dans des jardins du Vieux-Pays.
D’autres preuves matérielles, comme des fragments de
poteries, de céramiques, de tuiles à rebord et d’amphores,
confirment l’existence à cette époque d’une petite
agglomération rurale et agricole, où se trouvaient probablement
mélangés des hommes d’origine germanique, gallo-romaine,
burgonde et celte.
EPOQUE MEROVINGIENNE
(448-751)
L’origine du nom de Goussainville remonte probablement à
cette époque où les domaines ruraux prenaient généralement le nom
de leurs propriétaires. Ce domaine qui s’appelait alors
"Gunsanevilla", c’est-à-dire "villa de Gunsana" (ou Chusana
?), pourrait avoir appartenu à l’une des épouses de Clotaire
Ier, fils de Clovis et roi des Francs de 511 à 561.
EPOQUE CAROLINGIENNE
(751-987)
La plus ancienne charte où il est fait mention de Goussainville
date du 22 janvier 832. Rédigée par les moines de l’Abbaye de
Saint-Denis, alors propriétaire des terres, elle concernait des
redevances en nature à fournir par les paysans à cette abbaye. Une
deuxième charte semblable est approuvée par le roi Charles le
Chauve le 12 septembre 862.
haut
XIIème SIECLE
Dans une charte de 1125, Gazon de Burote jouissait d’un fief
sur l’église, qu’il tenait de Mathieu le Bel. Il
s’agit de la partie romane de l’église Saint-Pierre et
Saint-Paul dont il ne reste aujourd’hui que les deux travées
du collatéral sud sous le clocher.
En 1137 apparaît le nom de Rocius, Seigneur de "Gunseivilla", qui
fit don d’une partie des terres de son fief à l’Abbaye
du Val, près de Mériel. Ce don est celui du lieu-dit "La Grange des
Noues" où les moines cisterciens construiront une ferme avec grange
(Charte de Louis VII). La grange actuelle et le bâtiment
d’habitation sont des XVIIème et XVIIIème siècles.
XIIIème SIECLE
Au XIIIème siècle, les seigneurs
locaux portent le nom de Goussainville, comme l’attestent
leurs sceaux ou leurs blasons (Herbert de Gonsenvilla en 1225,
Gachon de Gunseinvilla en 1230, Guillaume de Gunsonville en
1238...).
Certains blasons, se présentant sous la forme d’un écu
triangulaire orné d’une croix, signalent leur participation
aux croisades sous Saint-Louis.
XIVème et XVème SIECLES
En 1331, pendant la guerre de Cent ans, Guy de Goussainville perd
la moitié de ses terres au profit du roi Philippe de Valois qui les
donne à Charles de Montmorency. Les descendants de Guy
s’allieront avec la famille d’Aunoy et la seigneurie ne
sera de nouveau réunie qu’en 1468, lorsque Catherine de
Montmorency épousa Philippe d’Aunoy.
haut
DU XVIème SIECLE A LA
REVOLUTION
En 1520, Anne Baillet, petite-fille des seigneurs précédents,
épouse Aimar de Nicolay, Premier Président de la Cour des Comptes.
A partir de 1550, les Nicolay, Premier Président de la Cour des
Comptes de père en fils, grâce à leur importante fortune,
entreprirent l’agrandissement de l’église Saint-Pierre
et Saint-Paul.
Cette église du village, classée monument historique en 1914, fut
agrandie à partir de 1559 dans le style de la Renaissance.
L’influence du château d’Ecouen, construit à la même
époque, se fait sentir, notamment dans l’ordonnance du
retable. Les travaux se poursuivirent jusqu’au XVIIème
siècle. Outre les seigneurs de Goussainville, des fermiers de la
Grange des Noues, furent enterrés dans l’Eglise. Sous
l’édifice, se trouvent d’anciennes caves du château
dont l’une est voûtée d’ogives.
Nicolas Nicolay, en 1645, nommé marquis par Louis XIV, fit
construire un pigeonnier, fondre une cloche pour l’église du
nom de sa fille Nicole-Elisabeth ; son petit fils Aimar Jean
projeta d’édifier un nouveau château, mais le déclin de sa
fortune ne lui permit pas de le réaliser à l’exception des
écuries.
Le blason des marquis de Nicolay fut adopté beaucoup plus tard
comme emblème de la commune.
Pendant la Révolution, le "cahier de doléances" de Goussainville
fut soumis aux Etats généraux de 1789. Les Goussainvillois se
plaignaient des lapins qui dévastaient leurs cultures, des impôts,
des corvées et du problème des transports des récoltes.
Sous la Terreur, les cercueils des seigneurs furent sortis de
l’église, les emblèmes religieux et seigneuriaux détruits,
les cloches fondues à l’exception d’une seule,
l’église transformée en Temple de la Raison, les biens de
l’église vendus ainsi que ceux des émigrés, le curé obligé de
prêter serment. Aimard Chrétien et Aimard Charles François de
Nicolay moururent sur l’échafaud le 9 Floréal An II (28 avril
1794) et leurs biens furent confisqués au profit de la
Nation.
XIXème et XXème SIECLES
Aimard-François de Nicolay, comte d’Empire, chambellan de
Napoleon Ier est le dernier seigneur de Goussainville dont il fut
Maire de 1807 à 1812.
Le domaine seigneurial fut vendu par ses héritiers à M. Théodore
Frapart qui fit bâtir vers 1860 une maison bourgeoise dans le parc
de l’ancien château, ses héritiers sont toujours en
possession des écuries.
En 1866 l’abbé Morel, curé de Goussainville créa une
confrérie des Dames de Sainte Geneviève.
En 1870, les prussiens occupèrent Goussainville, détruisirent une
partie des archives de la commune, incendièrent des maisons et la
distillerie.
Rappelons que jusqu’au milieu du XIXème siècle Goussainville
se limitait au village et à la Grange des Noues. La création de la
ligne de chemin de fer amena des activités artisanales et
industrielles près de la gare et en 1905 une sucrerie fut ouverte.
Elle fonctionna pendant 80 ans et marqua fortement l’histoire
de la ville et son peuplement par l’apport de
main-d’oeuvre saisonnière.
Vers 1913, avec la création d’un premier lotissement au
lieu-dit "la Chapellerie", débute la transformation progressive
d’un village rural de 600 habitants en une ville de 30 000
habitants un siècle plus tard.
Durant la guerre de 14-18, un cantonnement est établi dans le
village pour les soldats au repos et à l’entraînement.
Trente-deux garçons de Goussainville sont morts dans les tranchées
dont quatre d’une même famille. Après la guerre un monument
aux morts fut inauguré par le maire, M. Ernest Harmand, Conseiller
général.
En 1923, les terres de la Grange des Noues sont divisées en
parcelles de 400 m et vendues à des ouvriers et petits
épargnants. Il s’agit d’une grosse opération
immobilière puisque 5000 lots trouvent acquéreurs. En vingt ans,
dans l’entre-deux-guerres, le village a vu sa population
décupler.
En 1927, l’abbé Mercier construisit lui-même la chapelle
Saint-Michel, grâce à une souscription et l’aide de ses
paroissiens. L’église actuelle, située sur le même
emplacement, fut érigée en 1956. Elle est remarquable par ses
vitraux, son chemin de croix en ardoise et son baptistère.
La deuxième guerre mondiale fut également meurtrière avec dix-neuf
déportés ou fusillés, dont une famille.
Après la guerre, des grands ensembles se construisirent pour faire
face aux nombreuses demandes de logement, d’abord les HLM de
la gare (1959), puis la cité Ampère (1966), les Grandes Bornes
(1968-70) . Cette urbanisation s’accompagne de la
construction de la salle Paul Eluard, du Théâtre, de gymnases et de
nouvelles écoles.
La mairie fut transférée en 1964 au centre de la nouvelle ville,
place de la Charmeuse, dans une ancienne maison. Puis en 1995 un
nouvel Hôtel de Ville fut bâti pour mieux répondre aux besoins
d’une ville importante.
Le déclin du village ancien fut accéléré par la création de
l’aéroport Charles de Gaule, se trouvant soudain dans une
zone de nuisances sonores très élevées. Les habitants ont déserté
les lieux, ADP a dût racheter les maisons et les conserver, la
proximité d’une église classée Monument Historique
interdisant leur démolition.
haut