En plus d’un demi-siècle,
elle est passée d’un simple carrefour où se croisaient la «
Route de Montmorency à Louvres » et le « Chemin de Fontenay à la
Grange des Noues», à une place étendue qui se caractérise par une
forte activité commerciale et par la présence de nombreux bâtiments
municipaux qui accueillent quotidiennement les
administrés.
Cette place, que chacun nomme aujourd’hui « Place de la
Charmeuse », n’a pas toujours eu cette appellation. On
apprend ainsi en lisant les planches cadastrales, qu’au
XIXème siècle ce carrefour portait le nom de « la mare du Chat » et
un petit bâtiment semble
même exister déjà à l’emplacement de la banque LCL. Puis
dans les années 1920, quelques documents mentionnent la « place du
Pont » pour le même lieu. Ce n’est qu’à partir des
années 1930 que le nom « place de la Charmeuse » apparaît dans les
archives municipales. Puis en 1954, la place est débaptisée pour
être rebaptisée « place Henri Barbusse » par Roger Gaston, maire
élu en 1953. Enfin, elle portera de nouveau le nom de « Place de la
Charmeuse » suite à l’élection d’Elisabeth Hermanville
en 1983, et depuis n’a plus changé de dénomination.
L’aspect de la place a également fortement évolué. D’un
simple carrefour lorsqu’elle appartenait au domaine de la
Grange des Noues, elle a vu ensuite quelques commerces
s’implanter avec l’arrivée des premiers lotissements
dans les années 1920. Puis en 1936, un courrier demande
l’installation d’un nouveau marché place de la
Charmeuse. C’est à partir des années 1950 que le changement
sera le plus radical avec le déplacement de la vie administrative
de Goussainville du Vieux-Pays à la place de la Charmeuse.
Différentes administrations communales se construisent à la
Charmeuse : une mairie, un Centre Médico-social, la Protection
Maternelle et Infantile, une crèche et des équipements
culturels.
La vie commerciale autour de la
place
La place comporte de nombreux commerces de proximité mais sa plus
grande activité commerciale a toujours lieu lors d’un
rendez-vous bihebdomadaire : le mardi et le samedi. Plusieurs
marchés d’approvisionnement ont existé sur Goussainville, le
premier se tenait place des Tilleuls, au Vieux-Pays. Puis, compte
tenu du plan d’extension du village et de son urbanisation
autour de la gare et de la Grange des Noues, le marché s’est
déplacé place de la République, à proximité de la gare. Enfin en
1936, la municipalité envisage d’implanter un second marché
place de la Charmeuse. Les marchés sont réglementés par des arrêtés
qui définissent l’organisation administrative de la
structure, les critères de sélection des marchands ou les
contraintes d’hygiène et de sécurité.
Les Archives municipales de Goussainville ont conservé les listes
des exposants entre 1951 et 1960. On constate que leur nombre ne
cesse d’augmenter. Le charcutier, primeur, boucher côtoient
le bimbelotier, la corsetière, le soldeur de blanc ou la
pantouflière. De nombreux étals offrent aux goussainvillois un
grand choix de produits, aujourd’hui encore pour le marché de
la Charmeuse.
Le coeur de l’administration
communale
Progressivement le centre de Goussainville se déplace du
Vieux-Pays aux quartiers nouveaux qui s’implantent le long de
la voie ferrée. La mairie du Vieux-Pays, acquise par la ville en
1841, faisait aussi office d’école de garçons. C’est
plus d’un siècle plus tard, après la seconde guerre mondiale,
qu’on décide de l’aménagement d’un nouvel hôtel
de ville, plus proche des nouveaux résidents : le choix se porte
sur la place de la Charmeuse. Deux mairies vont se succéder : la
première, inaugurée en 1964 par Roger Gaston, présente des
dimensions trop modestes. Elle sera rapidement remplacée par un
bâtiment neuf, beaucoup plus grand. A côté de la mairie,
d’autres équipements municipaux s’implantent autour de
la place. Des bâtiments socio-éducatifs comme la PMI ou le CMS dans
les années 1960, mais aussi des structures culturelles comme le
théâtre ou le cinéma. En définitive la place de la Charmeuse a su
prendre une importance dans le coeur des goussainvillois et pour le
fonctionnement de la ville. Lieu de rencontre, elle rassemble la
population dans ses commerces de proximité mais aussi autour des
nombreux étals regroupés dans le marché couvert. Coeur de
l’activité administrative, elle a vu se succéder deux
mairies, la première trop exigüe, a vite été remplacée par un
bâtiment contemporain de grande envergure. Enfin toute une partie
de la vie socio-culturelle se situe autour de cette place. Des
bâtiments sont construits pour accueillir des populations en
détresse mais aussi pour divertir les habitants et leur permettre
de se retrouver dans des activités communes. Parmi les marchands
présents sur le marché, un fumiste propose des matériaux de
fumisterie, mais de quoi s’agit-il ? (D’une personne
qui entretient et répare des appareils de chauffage et de cheminée
! tout simplement)
TEXTE : SERVICE ARCHIVES
|
Philippe Veilliard, Propriétaire du centre vélo "la Grande
Roue" |
Gilles Bernard, Photographe "Réflex Photos" |
Monsieur et Madame Bogard, Fleuristes |
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J’exerce ce métier |
Installé depuis 19 ans sur Goussainville, il |
«Nous sommes le |
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« Nous sommes implantés depuis 10 ans.C’est un quartier agréable et très actif. L’évolution du quartier va dans le bon sens, avec la construction de nouveaux ensembles en harmonie avec les anciens. Il faudrait instaurer un système de stationnement-minute au niveau de la place de la Charmeuse. Nous sommes bien situés donc les affaires fonctionnent bien» |
“J’ai racheté l’établissement fin 2007.
La |
“Le quartier est chaleureux et vivant. |
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